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La province en 1871, chronologie des événements

 

 

ESSAI DE CHRONOLOGIE  des événements provinciaux du 4 septembre 1870 au 30 mai 1871


Avant toute chose, il faut établir les dates et les faits : d'où cette chronologie. De toute évidence, elle ne saurait prétendre à l'exhaustivité : elle est certainement incomplète notamment pour la période de la guerre franco-prussienne, qui n'était étudiée que secondairement, toute notre attention se portant sur les mouvements postérieurs au 18 mars.

On s'est efforcé ici de mettre cette chronologie à jour.Il n'est pas question de dissimuler les emprunts substantiels faits à celle qui a été dressée par  Jeanne  Gaillard, et qu'elle a placée en tête de -son livre Communes de province, Commune de Paris,  publié postérieurement à notre enquête. Ce travail pionnier pouvait cependant être précisé et augmenté grâce à certains renseignements que nous avions recueillis ; il lui arrive de comporter aussi quelquefois de légères erreurs, que nous rectifions.   Place a été faite également à l'abondante documentation réunie à l'occasion des travaux récents, déjà cités, de J. Girault, M.  Moissonnier, de l'équipe qui a travaillé sur GRENOBLE à l'époque de la Commune, tout aussi bien qu'à celle qu'apportaient les travaux plus anciens de Marcel Boivin ou Antoine Olivesi. D'où parfois, pour certaines régions ou certaines villes, une certaine "surcharge" provenant de l'abondance excédentaire des renseignements existants.

Néanmoins on a essayé de s'attacher de préférence à la collecte de "petits fait locaux" (et vrais).  Il n'est pas sûr pour autant, et de loin, que cette collecte soit complète.  
 
Il n'est donné d'indications qu'aussi brèves que possible quand il s'agit des "grandes" communes provinciales, LYON, MARSEILLE, LE CREUSOT, SAINT-ETIENNE, TOULOUSE, NARBONNE, déjà suffisamment connues.  

Qu'on ne s'étonne pas par conséquent de voir plus d'importance accordée (en place) à des mouvements d'infiniment moindre portée.   Ils ont aussi leur sens, qui a peut-être pour nous plus d'intérêt.


Nous ne reproduisons pas en parallèle à la chronologie des événements provinciaux celle, souvent parlante, des événements parisiens, comme l'a fait J.  Gaillard dont le travail est ici tout à fait satisfaisant et suffisant. Il suffit de s'y reporter.


Le vocabulaire   concernant les faits, troubles et désordres qui ont pu se produire (émeute, manifestation, tumulte, troubles, agitation, etc. …) est scrupuleusement celui qui est employé dans l'Enquête, il a sans doute son importance dans une hiérarchie des mouvements qui ont été notés.
Enfin, il n'est pas fait mention dans la chronologie des pétitions et adresses envoyées à Versailles par tel Conseil municipal ou tel groupe d'habitants de tel lieu, pas davantage des "propos séditieux" qui ont été tenus ça ou là, de la présence éventuelle d'émissaires de la Commune (ou dit tels), de l'apparition ça   ou là de textes ou manifestes émanant de Paris. On trouvera ces renseignements dans les documents n   s V.

L  - La période de la Guerre.

La période qui va jusqu'au 4 septembre est fort mal cornue des enquêteurs qui n'ont recueilli que quelques incidents en août :
août, PERIGUEUX (Dordogne),  marche sur le séminaires pour demander l'incorporation des séminaristes.
8 août, LE CREUSOT, manifestation patriotique 4. 000 personnes environ, au chant de La Marseillaise et du Chant du Départ.
7/9 août, MARSEILLE, après une manifestation devant la Préfecture (40. 000 personnes) au lendemain de la défaite de F0RBACH, formation d'un Comité central d'action révolutionnaire, occupation de la mairies  constitution d'une Commission municipale  sous la direction de   Gaston Crémieux. On exige notamment une rapide organisation de la garde nationale. L'ordre est rapidement rétabli.
13 août, LYON, le notaire Lentillon proclame utopiquement sur la place de la Croix-Rousse la déchéance de l'Empire. L'affaire dégénère en petite émeute, de suite réprimée.
23/24août, ARQULAN (Nièvre), émeute ou manifestation provoquée par Gambon, Adolphe Robert et De Beaumont, qui haranguent la foule aux cris de "Vive la République" ; on envisage une marche sur la petite ville proche de NEUVY, qui échoue.
 
SEPTEMBRE
-  4 septembre, à LYON, Paris, MARSEILLE, proclamation de la République. LYON et "plusieurs villes environnantes" se donnent des Comités de Salut public.
À TOULOUSE, Duportal, rédacteur de l'Emancipation de TOULOUSE est désigné comme préfet, à NEVERS, Frédéric Morin… (Sur les diverses nominations de préfets, on consultera la presse officielle).
Les municipalités de FOIX, VARILHES, PAMIERS (Ariège) arborent le drapeau rouge.
Les villes de l'Ouest "accueillent favorablement" la République : "Grande agitation" à SAINT-NAZAIRE ; drapeau rouge promené dans les rues de
NANTES et RENNES… Marseillaise et Chant du Départ à CAEN.
 
À VIER.ZON, Bazille (neveu de Félix Pyat), s'empare de la mairie. À LIMOGES se forme une "Société populaire" qui rassemble toutes les corporations ouvrières. Gambon et Malardier s'emparent d'ARQUIAN, y abolissent l'octroi. A CHALON-SUR-SAONE, Charles Boysset,   rédacteur du Peuple, "drapeau de la démocratie radicale", prend en main l'administration. LE CREUSOT désigne pour se diriger des "hommes aux idées avancées", autour de Jean-Batiste Dumay. Pignal, ancien déporté de  1851, occupe la mairie de CLUNY (Saône-et-Loire) avec le "parti démagogique". Au PUY (Haute-Loire) se forme un "comité républicain d'hommes exaltés". Une partie du Conseil municipal de DIJON se constitue en commission permanente s'empare des pouvoirs publics.  À THIERS (Puy-de-Dôme) des troubles commencent qui "ne s'achèveront que le 30 avril 1871 »

Dans le Midi, à VIENNE (Isère) une "Société républicaine"… "gouverne la ville". Le républicain Marcou s'empare de la préfecture de CARCASSONNE (il va en être vite dépossédé pour devenir président-secrétaire de la Commission municipale provisoire de la ville).  À AVIGNON, à la nouvelle de l'insurrection, Alfred Naquet fait arborer le drapeau rouge au balcon de la mairie… Ce ne sont que les exemples les plus marquants, relevés par l'Enquête.

5 septembre, MARSEILLE, prise de la préfecture, installation d'une commission départementale (républicains radicaux), création d'une Garde civique.   La ville arbore le drapeau rouge.

GRENOBLE, le Conseil municipal est expulsé ; formation d'une commission municipale provisoire, après manifestations.
BORDEAUX chasse son préfet, le remplace par une Commission départementale provisoire.
Le drapeau rouge flotte sur les mairies de VELLERON, PERNES, SARRANS, SAINT-DIDIER (Vaucluse).

6 septembre, GRENOBLE chasse également son préfet et le remplace par une commission municipale provisoire.

début septembre (1)
VALENCIENNES, l'arrondissement est administré par "un quinquemvirat (...) choisi parmi les hommes appartenant au parti républicain le plus avancé". Début de la publication à LILLE du journal Le  Travailleur du Nord, de tendance nettement socialiste.


(1) On rassemble ici un certain nombre de faits pour lesquels il n'est pas possible de fixer une date exacte, mais qui se situent avec une très grande probabilité dans cette période des lendemains du 4 septembre.
 
À MAÇON (Saône-et-Loire), "après le 4 septembre, la franc-maçonnerie s'empare du pouvoir" ; projet de Commune à CHALON (Saône-et-Loire). ISSOUDUN (Indre) se donne un nouveau conseil municipal. Formation (?) de la Commune de POLAINCOURT (Haute-Saône). Le drapeau rouge flotte sur SAINT-ETIENNE.
Un Comité de salut public est constitué à AUCH (Gers), qui se donne également un nouveau conseil municipal. PERIGUEUX (Dordogne)s formation d'un "Club des Travailleurs" qui donnera son adhésion à la Ligue du Midi.
6 septembre, LYON, arrivée de Challemel-Lacour, préfet, commissaire extraordinaire du département du Rhône ; partage des pouvoirs avec le Comité de Salut public qui se réserve "tout ce qui concerne la commune".
7 septembre, MARSEILLE, arrivée d'Esquiros, commissaire extraordinaire.
8 septembre, le Gouvernement appelle à des élections à une Constituante pour le 16 octobre.
 Manifeste "bakouninien" de la section de MARSEILLE de l'A I.T.
9 septembre, formation d'un Comité de défense de la Gironde. À GRENOBLE, constitution d'un Comité républicain ; manifestations dans la ville, la Commission départementale trop "bourgeoise" doit s'adjoindre des éléments  populaires. 
Création à MARSEILLE d'un Comité de Défense nationale par Esquiros et la Commission départe?mentale ; discours de Bastelica à l'Alhambra  devant 2.000 personnes réclamant la création d'un Directoire provençal ; rédaction d'un?appel au peuple allemand au cours de la réunion, DOCUMENT  n° l,4 (1),
LYON, le Comité de Salut public décrète la suppression de l'octroi.
10 septembre, lettre des Internationaux parisiens Varlin, Malon et Bachruch sur la conduite à tenir par l'Association en province et  à Paris.   DC n°  1,  3.
 
(1)   Désormais, l'indication DOCUMENT n°  sera remplacée par l'abréviation DC n°.
 
 
ROUEN, formation d'un Comité central de défense "modéré". En octobre, il s'adjoindra des radicaux et des membres de l'Internationale,
11  septembre, résurrection de la Fédération ouvrière rouennaise (A, I. T.) ; convocation à une réunion sur le thème :  "De la nécessité pour la Fédération de prendre des mesures ou plutôt de s'associer sincèrement à celles prises par le Gouvernement de la Défense nationale en vue de repousser l'envahisseur".
12 septembre, LYON, le Comité de Salut public exige un impôt de 25 centimes par 25 francs de capital sur toutes les valeurs, mobilières ou  immobilières.
 SAINT-ETIENNE proclame  "La Patrie en Danger".
GRENOBLE, arrivée de Marion, commissaire du Gouvernement de la Défense nationale.
13 septembre, Bakounine quitte LOCARNO pour LYON.
15 septembre, à LYON, élections municipales "modérées". Le  16, le Comité de Salut public se transforme en un Comité central fédératif.
17 septembre, les élections à la Constituante sont avancées par le Gouvernement à la date du 2 octobre.
LYON, arrivée du  "général" Cluseret. Meeting inaugural du Comité central de salut de la France, en présence de 2.000 personnes.
18 septembre, constitution à MARSEILLE de la Ligue du Midi ; allocution inaugurale d'Esquiros  ; DC n°II,   1, a.
19 septembre, LYON, "emprunt patriotique" de 10 millions.
20 septembre, à SAINT-ETIENNE, formation d'un Comité central républicain animé essentiellement par des Internationaux.
21  septembre, dissolution par le Gouvernement de Tours de tous les anciens conseils municipaux.
 
GRENOBLE, violente manifestation contre les autorités militaires, le général commandant de la division et le commandant de la place. La Garde nationale réclame des fusils.
Anniversaire de la proclamation de la 1ère République.
 
22/24 septembre, ROUEN, constitution par les Internationaux d'un Comité de vigilance.
23 septembre, toutes les élections communales ou pour la Constituante sont "suspendues et ajournées". Les préfets nommeront des municipalités provisoires.
24 septembre, mobilisation de tous les hommes valides de 20 à 25 ans.
NIMES, réunion des délégués départementaux de la Ligue du Midi.
25 septembre, MARSEILLE, pillage de la maison des Jésuites.
26 septembre, SAINT-ETIENNE, emprunt patriotique ; il rapportera 1.200. 000 Frs.
Manifeste de la Ligue du Midi, DC n° II,   1, d.
LYON, proclamation émanant de la Fédération révolutionnaire des Communes, DC n°I,   6, a.
28 septembre, BREST, réunion des Internationaux pour la?formation d'un Comité de vigilance a l'image de ceux qui existent à?Paris (1)
Émeute "Bakounine" à LYON, DC n° I,   6 ,  b.
BREST, arbre de la Liberté, tentative d'occupation de l'Hôtel de Ville.

(1)   Pour tout ce qui concerne les événements de BREST, cf.  J.  Maitron, G.-M. Thomas, "L'Internationale et la Commune à BREST", Le Mouvement social,   1962, octobre-décembre, n°4, p. 46- 73.

29 septembre, LYON, les pleins pouvoirs sont donnés au préfet Challemel-Lacour.
Décret mobilisant tous les célibataires ou veufs sans enfants de 21 à 40 ans.
ROUEN, manifestations et mise en place définitive du Comité de vigilance au sein duquel s'allient radicaux et Internationaux ; il est chargé "de se mettre en rapport avec le Comité de défense du département, ainsi que l'ont fait toutes les sociétés ouvrières". Ce Comité de vigilance va être bientôt réduit au rôle de simple "Comité d'Initiative".
Arrivée de Bakounine à MARSEILLE, qu'il quittera le 24 octobre, ayant refusé de se mêler à toute manifestation révolutionnaire.
Fin septembre, formation d'une section de l'Internationale ?à ANNECY (1)
(1) Consulter sur ce point : Vuilleumier (M). "La Première Internationale à ANNECY et en Haute-Savoie, Bolletino Storico-Bibliografico Subalpino, L XIII,   1955, Fascicoli I-II, p. 35-52.


OCTOBRE
Début octobre, GRENOBLE, le Comité républicain éclate en deux : Société républicaine pour la Défense nationale (autour du journal Le Réveil), Association républicaine des  trois cantons de GRENOBLE, plus populaire.
1er octobre, BREST, nomination définitive d'un "Comité de surveillance et de défense nationale" de vingt membres.
2 octobre, échec d'une marche sur l'Hôtel de Ville du Comité de BREST.
Constitution définitive de la Ligue du Midi, DC n° II,  1, f.
7 ou 8 octobre, constitution sous les auspices du journal La Tribune Nivernaise d'un Comité républicain de la Nièvre,  DC n° III,  1, a et b.
9 octobre, arrivée à TOURS de Gambetta, parti en ballon de Paris le 2.   Circulaire de Gambetta "Aux Départements".
10 octobre, TOULOUSE, constitution d'une Ligue du Sud-Ouest,  DC n° II,   2, a.
11 octobre, LYON, le Comité de Salut de la France se trouve complètement décapité par l'arrestation de 7 de ses membres.
16 octobre, BOUCHES-DU-RHONE, démission, sous la pression de Gambetta, d'Esquiros de ses fonctions d'administrateur extraordinaire.
LYON, enrôlements pour la formation d'une armée des Vosges, dont Garibaldi prendrait le commandement.
Nuit du  16 au 17 octobre, TOULON manifestation patriotique et troubles.
17 octobre, LYON, le Comité de la Guillotière adopte un programme républicain "avancé", DC n°III, 3.
MARSEILLE, manifestation en faveur d'Esquiros.
9 octobre, MARSEILLE, nouvelle manifestation en faveur d'Esquiros, contre le nouveau commissaire désigné par la Délégation de Tours, Marc Dufraisse.
 LILLE, manifestation de 5 à 600 personnes devant la préfecture, organisée par un Comité républicain socialiste, qui réclame la destitution du général Bourbaki et du Commissaire de la Défense nationale Testelin.
23 octobre, NANTES, appel du préfet A. Guérin pour la constitution d'une "chouannerie républicaine".
25 octobre, Déclaration de principes de la Ligue du Sud-Ouest,  DC n° II,   2,  b.
13-
 
       27 octobre, capitulation de Bazaine   à METZ,
 
29 octobre, LYON, formation d'une Commission départementale
GRENOBLE, manifestation de la Société républicaine et de l'Association républicaine pour exiger le départ du commandant militaire Du Barrai.

30 octobre, GRENOBLE, manifestation à la nouvelle de la capitulation de METZ.


31 octobre, manifestations à NIMES, TOULOUSE

GRENOBLE, formation d'une nouvelle commission municipale, qui est immédiatement chassée par la Garde nationale.
SAINT-ETIENNE, manifestation pour la proclamation d'une Commune révolutionnaire ; le préfet César Bertholon cède d'abord et appelle aux élections, puis se rétracte ; l'affaire tourne court.
Mise en "état de guerre" des départements de l'AIN, ARDECHE, DROME, LOIRE, RHONE, SAÔNE-et-LOIRE par le préfet du RHONE Challemel-Lacour.
 
Courant octobre, AMIENS, formation d'un  Comité populaire de la Défense nationale.
Fin octobre, reconstitution de la section bordelaise de l'Internationale.
Vote à MARSEILLE par le Conseil municipal, sous la pression des gardes civiques, d'un impôt de trois millions sur les riches pour subvenir aux dépenses de la Ligue du Midi.
 
NOVEMBRE

1er novembre, ROUEN, réunion publique au Palais de Justice exigeant la levée en masse et un emprunt forcé.
TOULOUSE, le préfet Duportal relève de ses fonctions le général commandant les forces militaires de Haute-Garonne.
MARSEILLE, à l'instigation de Cluseret, Bastelica, de la commission départementale, rassemblement massif sur la place Saint-Charles, où l'on compte beaucoup d'Internationaux et de Gardes civiques ; proclamation de la Commune,

2 novembre, MARSEILLE, fusillade entre Gardes civiques et Gardes nationaux ; arrivée de Gent, commissaire extraordinaire envoyé par Gambetta.


3 novembre, après une énergique intervention de Gent, la Commune de MARSEILLE s'efface.

TOULOUSE, Duportal révoque tous les magistrats qui ont siégé pendant l'Empire dans les "commissions mixtes''.

3/4 novembre, LYON, insurrection conduite par le Comité central fédératif, échec.

4 novembre, mobilisation de tous les hommes de 21 à 40 ans mariés ou veufs avec enfants.

6 novembre, BORDEAUX, projet de proclamation d'une Commune.

LYON, dissolution par Challemel-Lacour du Comité central fédératif, arrestation de 32 de ses membres.

7 novembre, MARSEILLE, les   Gardes civiques sont fondus dans la Garde nationale.


10 novembre, DRAGUIGNAN proteste contre la révocation

du préfet Cotte et le réinstalle dans sa préfecture, pour peu de temps.

13 novembre, MARSEILLE, élections municipales "modérées' ; la liste révolutionnaire est largement battue.


15 novembre, MARSEILLE, un "Cercle républicain du Midi" se crée    qui tente de reprendre à son compte  les objectifs de la défunte Ligue du Midi.


19 novembre, les Internationaux rouennais se retirent de toutes les organisations patriotiques et municipales, suivant l'exemple de ce qu'ont fait un peu plus tôt les Internationaux parisiens.


23 novembre, BORDEAUX, sensible tension.

Courant novembre, un Comité républicain "composé de fanatiques radicaux (Employés de chemin de fer, professeurs de collège…)" est constitué à BOULOGNE.
AMIENS, les membres du Comité populaire de la Défense nationale sont arrêtés par les Prussiens le 28 novembre.
 
DECEMBRE
5 décembre, ROUEN, manifestation et tentative d'envahissement de l'Hôtel de Ville à quelques heures de l'occupation de la ville par les Prussiens ; coups de feu et violences contre la municipalité.
6 décembre, BORDEAUX, mutineries dans la Garde nationale (l).
9 décembre, translation de la délégation de TOURS à BORDEAUX.
10 décembre, LYON, dissolution des chantiers nationaux.
19 décembre, les deux légions de volontaires lyonnais sont décimées lors de la bataille de NUITS-SAINT-GEORGES.
20 décembre, LYON, émeute et meurtre du commandant Arnaud.
23 décembre, SAINT-ETIENNE, forte agitation.
25/31 décembre, LYON,   "tumultes".
28 décembre, dissolution officielle de la Ligue du Midi.
Fin 1870, LE HAVRE, formation d'un Comité républicain de solidarité pour la défense nationale (avec pour journal Le Solitaire). Il donnera naissance pendant la Commune au club révolutionnaire Bernardin de Saint-Pierre.
 
 
JANVIER
1er janvier, BORDEAUX, manifestation de la Garde nationale, présence de Gambetta " pour le salut de la France et la défense de la République".     
(1) Sur le détail des événements de BORDEAUX, consulter naturellement Girault (Jacques),   La Commune et Bordeaux.
Début janvier, LIMOGES, grave grève dans la porcelainerie Gibus et Cie ; elle est appuyée le  13 par la Chambre syndicale des ouvriers porcelainiers de LIMOGES, DC n° IV.
           26 janvier, cessez le feu à Paris.
28 janvier, conclusion d'un armistice provisoire de 21 jours avec Bismarck, délimitant les territoires qui seront occupés par l'armée allemande.
29 janvier, BORDEAUX, 3.000 personnes manifestent contre l'armistice.
À la nouvelle de la capitulation, la "Société républicaine" de GRENOBLE lance un appel à Gambetta : "Point d'élections, lutte à outrance... "
    30 janvier, LYON, démission de Challemel-Lacour.
31 janvier, Gent, préfet des BOUCHES-du-RHONE refuse de préparer de "honteuses élections à une Assemblée nationale".
 
FEVRIER
 
3 février, LYON,   "regrettables désordres".
6 février, BORDEAUX, démission de Gambetta.
8 février, élections à l'Assemblée nationale. Thiers est élu dans 26 départements, Gambetta dans 8(1). 
 
(1) Il n'est pas sans intérêt pour notre étude de rappeler quels départements ont voté pour l'un ou l'autre (cf. également la carte des élections de février  1871).
Thiers : Basses-Alpes (n°3), Aude (n°4), Bouches-du-Rhône (n°3), Charente-Inférieure (n° 3), Cher (n°2), Dordogne (n°6), Doubs (n°2), Drôme (n° 1), Finistère (n° 1), Gard (n°2), Gironde (n° 1), Hérault (n° 1), Ille-et-Vilaine (n°2), Landes (n°5), Loir-et-Cher (n°2), Loire (n°2), Loiret (n°3), Lot-et-Garonne (n° 1), Nord (n°2), Orne (n°7), Pas -de- Calais (n° 2), Saône-et-Loire (n° 2), Seine (n° 20), Seine-et-Oise (n° 8), Vienne (n° 1), Seine-Inférieure (n° 1).
Gambetta : département d'Alger (n° 1), Bouches-du-Rhône (n°2, avant Thiers), Meurthe (n°5), Moselle (n°2), Bas-Rhin (n° 8), Haut-Rhin (n° 5), Seine (n°3, très loin devant Thiers), Var (n°2).
 
Les renseignements fournis par l'Enquête sont à peu près inexistants en ce qui concerne ces élections et leur sens.   A peine souligne-t-on la victoire de Tridon en COTE d'OR, grâce aux voix des vignerons.
 
11 février, le Comité central parisien des vingt arrondissements envoie des délégués pour "animer" la province. Parmi eux, on ne connaît qu'Albert Leblanc.
12 février, l'Assemblée nationale se réunit à BORDEAUX.
17 février, l'Assemblée désigne Thiers comme "chef du pouvoir exécutif de la République française".
21 février, SAINT-ETIENNE, agitation et "propos séditieux".
26 février, les préliminaires de paix sont conclus à Versailles.
SAINT-ETIENNE, forte agitation à la nouvelle de leur signature.
 
II.   - La période de la Commune
 
MARS
3 mars, LYON, le drapeau rouge cesse de flotter sur la mairie; le drapeau noir le remplace, pour un deuil de trois jours.
8/9 mars, ROUBAIX, désordres sérieux, grève de 1200 à 1500 personnes "dont on ne connaît pas le mobile", réprimée par la garde nationale.
                 10 mars, Pacte de BORDEAUX.
12 mars, ÉPINAC (Saône-et-Loire); les mineurs arborent un drapeau tricolore sur un arbre de la Liberté ; le lendemain 13 ils se mettent en grève.
 
18 mars, insurrection de Paris
19 mars, VIERZON, manifestation favorable à Paris.
"peu après le  18 mars", projet d'une Commune à ISSOUDUN.
20 mars, LA PALISSE (Allier), manifestations   ; du 20 mars au 15 avril, "excitation", "agitation" et "manifestations", sous l'influence de "meneurs", d'une partie de la "population qui adhérait pleinement aux idées de la Commune" ; un drapeau rouge est arboré a une date non indiquée.
22 mars/4 avril : MARSEILLE, manifestations, puis Commune de MARSEILLE.
23 mars, GRENOBLE, manifestation contre la Préfecture.
23/24 mars, Commune de LYON.
24 mars, LILLE, réapparition du journal Le Travailleur du Nord. NIMES ; des manifestants promènent le drapeau rouge devant la mairie et la préfecture.
TOULOUSE, les officiers de la Garde nationale se prononcent, mais de façon assez ambiguë, en faveur de la Commune de Paris ; l'ordre est rapidement rétabli.
24/31 mars, Commune de NARBONNE.
25/27 mars, Commune de SAINT-ETIENNE.
25 mars, TARBES, manifestation contre le départ d'armes pour Versailles.
CHALON, réunion d'une "cinquantaine de repris de justice et hommes tarés sous la présidence d'un ouvrier du CREUSOT"; proposition est faite de constituer une Commune.
Département du CHER, démission du préfet  Benoît : "Je ne dois ni ne veux   rester fonctionnaire d'un régime qui sous l'étiquette "républicain" conduit sciemment la France à une restauration monarchique."
26 mars, AUCH, une délégation va demander au préfet (d'autres? sources disent le sommer) de proclamer la Commune.
26/28 mars, Commune du CREUSOT.
27 mars, Commune de PERPIGNAN (1).
28 mars, VIERZON, le Conseil municipal se déclare "prêt à défendre la République".
29 mars, SARLAT (Dordogne), manifestation appuyée par la Garde nationale contre la nomination d'un sous-préfet intérimaire.
Fin mars, MANOSQUE (Basses-Alpes), projet d'une marche sur DIGNE avec les habitants de RIEZ, ORAISON, et VALENSOLE.
MONTREUIL (Pas-de-Calais) manifestation aux cris de "Vive la Commune, vivent les Rouges!".
1) Sur la proclamation et le déroulement de cette Commune assez peu connue, cf. L.  Fiaux, Histoire de la guerre civile de  1871, Paris 1879,   appendice I,  p. 645-646. Sur toutes les autres "grandes" Communes, qu'on ne fait ici que mentionner rapidement, on se reportera aux ouvrages spéciaux dont la bibliographie a déjà été indiquée précédemment.


AVRIL
1er avril, VIERZON, nouveau projet d'une proclamation de la Commune.
Début avril, MAZAMET (Tarn), "quelques habitants" vont demander au maire la "permission de proclamer une Commune".
MAÇON (Saône-et-Loire), rassemblements divers en faveur de la Commune.
4 avril, LIMOGES, troubles
5 avril, LE HAVRE, le club Bernardin de Saint-Pierre se prononce pour la Commune, envoie une adresse d'adhésion au gouvernement de Paris.
 VIERZON, manifestation à la gare de "plusieurs centaines d'hommes armés et de jeunes gens", cris séditieux, au passage d'un train se rendant à Versailles.
 9 avril, LAVAL, manifestation de plusieurs centaines d'ouvriers sans travail : elle ne paraît pas avoir de caractère politique.
 AUXERRE (Yonne), manifestation ouvrière pour un problème de salaires : elle ne paraît avoir revêtu non plus de réelle signification politique.
SARLAT, manifestation de la Garde nationale aux cris de "Vive la Commune".
SEMUR (Côte d’Or), tentative de proclamation d'une Commune.
VALLIERES (Creuse), vive agitation au cours d'une revue de la Garde nationale ; insultes proférées contre le vicaire.  Agitation dans les communes avoisinantes.
AUBUSSON, on y était prêt à suivre le mouvement de LIMOGES si celui-ci n'avait pas été écrasé.
 
10 avril, MONTEREAU (Seine-et-Marne), émeute en faveur ?de la Commune.
LA CHARITE-sur-LOIRE (Nièvre), violente manifestation en faveur de Paris à l'occasion d'une revue de la Garde nationale.
11 avril,   BOULOGNE, manifestation populaire contre le dé?part du 20e bataillon de l'armée régulière, qui, entouré par la foule, crie "Vive la Commune ! ".
COMPIEGNE,  manifestation au passage de 800 hommes des 75e et 91e de ligne dirigés sur Versailles.
ANNONAY (Ardèche), manifestation avec drapeau rouge.
11/l3 avril, PERIGUEUX (Dordogne), manifestation à la gare? au passage de wagons blindés partant pour Versailles ; les gardes nationaux et les ouvriers de la gare résistent pendant deux jours aux?forces de l'ordre.
12/15 avril, BOULOGNE, le bruit court que le Comité républicain de la ville veut proclamer la Commune ; manifestation d'un millier d'ouvriers environ : la situation se tend de plus en plus ; des placards le  13 appellent à la proclamation de la Commune. Les journaux de Paris annoncent le fait comme déjà accompli.
  14 avril, NERONDES (Cher), effervescence   aux abords de la ?gare.
ROUEN, radicaux et internationaux décident d'aller soutenir la Commune les armes à la main : on pense que le gouvernement de Versailles va disparaître.
15 avril, DRAGUIGNAN, demande de renforcement de la garni?son: "Le Var n'est calme qu'en apparence".
AUXERRE, un "Club républicain" tente en vain de soulever la ville, d'où la fausse nouvelle qui se répand en FRANCE et à Paris que la Commune a été proclamée à AUXERRE.
15/18 avril, COSNE (Nièvre), le drapeau rouge est promené le 16 ; manifestations, surtout le 18 (300 personnes, 11 arrestations, dont celle de Malardier)
16 avril, POUILLY (Côte d'Or), troubles et manifestations en faveur de la Commune.
CASTRES, des ouvriers veulent marcher sur la préfecture, mais  s'y retrouvent en trop petit nombre pour que leur action puisse être efficace.
ANNECY, échec d'une proclamation de la Commune.
GRENOBLE, rappel, manifestation pour empêcher le départ de mitrailleuses sur Paris, la foule manifeste à la mairie ; 44 arrestations.
Courant avril, CHAUMONT, tentative de fondation d'une section de l'Internationale.
18/19 avril, NEUVY (Nièvre), manifestation avec drapeau rouge.
19 avril, Déclaration de la Commune " AU PEUPLE FRANÇAIS".
 BAYONNE, projet avorté d'une proclamation de la Commune.   BOULOGNE,   "un ivrogne" promène le drapeau rouge dans la
 FLEURY-sur-LOIRE, ARQUIAN, manifestations en faveur de la Commune.   4 arrestations à FLEURY.
 SAINT-AMAND-en-PUISAYE (Nièvre) vains efforts de quelques "meneurs" pour faire descendre les habitants du   bourg    sur COSNE.
Courant avril, CLAMECY arbore le drapeau rouge.
GIEN, légers troubles sur le marché, du fait de l'élévation du prix des denrées.
21 avril, MOREUIL (Somme), grève qui prend un caractère insurrectionnel ; drapeau rouge et manifestation d'hommes armés de?150 fusils ; il faut l'intervention de troupes prussiennes pour y mettre?fin :  12 arrestations.
TULLE arbore le drapeau rouge.
Formation d'un Comité radical de la Seine-Inférieure.
24 avril, les  "rouges" de ROUEN (radicaux et Internationaux?du comité radical) se prononcent en. faveur de l'abstention aux élections municipales et envoient une adresse fraternelle à Paris ; DC n°V,   1, a.
BOULOGNE, manifestation de la Garde nationale, Marseillaise, Chant  du Départ, cris de "A bas Henri V ! ".
23/25 avril, délégation du  HAVRE à Paris le 23, à Versailles le 25.   DC n° V,   1, b.
25 avril, MONTLUCON, LA PALISSE, manifestations en faveur
de la Commune.

27 avril, CASTRES, échec d'une manifestation en faveur de?Paris.
28 avril, LE HAVRE, manifestation de terrassiers sans travail ; puis rixe de 10.000 "bourgeois et ouvriers", aux cris de "A bas Thiers, Vive la Commune î", contre une cinquantaine de gendarmes.
28 avril, Paris, Manifeste "Au peuple des Campagnes" et l'Aux Travailleurs des campagnes''.
29 avril, RENNES, on redoute pour le 30 un mouvement qui n'a pas lieu.
MONTARGIS, bruits d'une émeute du fait de la hausse du prix du beurre»
 
30 avril, élections municipales (1er tour).
On a d'abondants exemples de victoires républicaines ou radicales dans les villes ; on ne retient ici que les élections qui ont donné motif à des manifestations diverses en faveur de la Commune :
SARLAT, victoire de la "liste avancée", occupation de la mairie où est arboré le drapeau rouge.
AGEN, projet sans suite de s'emparer de l'Hôtel-de-Ville pour y proclamer une Commune.

VALLIERES, la liste "radicale" l'emporte, agitation aux cris de "A bas Versailles, Vive la Commune ! " Agitation encore dans les communes avoisinantes.
NICE, tentative de proclamation de la Commune.
CARPENTRAS, des "garibaldiens" demandent à l'occasion des élections la proclamation d'une Commune révolutionnaire.
MAURS (Cantal),   "tous les modérés ont été exclus du Conseil municipal, on choisit pour maire un professeur révoqué" ; les   élections sont cassées.
SAINT PIERRE Lès CALAIS, forte agitation à l'occasion des élections, mais la liste de l'ordre l'emportera au second tour (7 mai).
REIMS,   "les socialistes l'emportent au premier tour" (1)
30 avril, BORDEAUX, le journal La Tribune propose la convocation pour le  14 mai d'un congrès des délégués des villes républicaines DC n° VII,   1,  a.
LYON, dernière émeute, à la Guillotière.
 LE HAVRE, disparition du club Bernardin-de-Saint-Pierre.
fin avril, désordres (drapeaux rouges et arbres de la Liberté) à COULOMMIERS, SOUPPES, SAINT-SOUPPLET, NEMOURS, CHATEAU-LANDON (Seine-et-Marne).
 
MAI
30 avril/3 mai, Commune de THIERS (Puy-de-Dôme), occupation de l!Hôtel-de-Ville.
30 avril/4 mai, DORDIVES (Loiret), troubles pour empêcher les élections municipales,  le drapeau rouge est arboré à deux reprises; il faut un détachement de chasseurs à pied pour rétablir définitivement l'ordre le 4 ;
MONTARGIS (Loiret), événements identiques.?
 
 
Début mai, CALAIS, les révolutionnaires tentent de proclamer une Commune avant le second tour des élections municipales.
1er/15 mai, SAINT-AMAND (Cher), nombreuses manifestations, parfois violentes (10 arrestations au total).
3 mai NOGENT-sur-VERNISSON (Loiret), drapeau rouge (6 arrestations). 


(1) En revanche, à LILLE, est battue très nettement une liste qui se présentait sous des couleurs ''socialistes" très nettement affirmées : - organisation de la Commune, -  suppression des préfecture- élections de tous les magistrats, suppression des communautés religieuses et du budget des cultes, reconnaissance du droit au travail … C 2883,  n°   1436.
FOIX, opposition au départ de canons pour Versailles.


VARILHES, mêmes événements lorsque passe le train de canons. 200 hommes participent au mouvement.
         

5 mai, LANGRES, crainte d'un coup de main des "Comités communistes de LYON,  SAINT»ETIENNE et DIJON", demande d'un renforcement de la garnison.
BOURGES, un "engin explosible" est découvert dans la cathédrale.
7 mai  tension à SENS, à l'occasion d'arrivée de troupes.
CERET (Pyrénées-Orientales), manifestations contre le maire désigné, qui est l'ancien maire de l'Empire.
7/8 mai, DIXMONT (Yonne, canton de Villeneuve), un drapeau?rouge est arboré, enlevé par les gendarmes le 8 : 4 arrestations, dont?celle de trois vignerons.
MONTEREAU (Seine-et-Marne), le 7, à l'occasion du second tour des élections municipales, pillage d'une armurerie, la caserne des gendarmes est cernée le 8, aux cris de "Vive la Commune, À bas les Gendarmes ! " ; un arbre de la Liberté planté le 7 est scié le 8  "au milieu d'une foule hostile".
 
Nuit du 8 au 9 mai, VIERZON, drapeau rouge sur la place du Mail.
14 mai, LILLE, manifestation anti-versaillaise de soldats du 75è de ligne.
 PONTVALLAIN (Sarthe), insultes à des gendarmes, "Vive la République, À bas les Chouans ! "
 
Mi-mai, LE LUC (Var), réunion sous la direction de l'ancien?préfet Cotte ; on forme le projet d'envahir la justice de paix, la gare,   puis de marcher sur DRAGUIGNAN, Agitation dans quelques communes?de l'arrondissement de BRIGNOLES.
 
        
14 mai, LYON, Congrès "privé" de conseillers municipaux de la vallée du Rhône,  DC n° VII,   2, a,   b,   c,   d.
17 mai, émeute paysanne à PARTHENAY, après l'interdiction d'introduire sur le marché de la ville de bétail malade.
17/18 mai, MOULINS, Congrès de journalistes conciliateurs  ;  DC n° VII,   3,
17/24 mai, ANZIN, importante grève dont la justice n'arrive pas à démêler les raisons; on soupçonne l'intervention de membres de l'Internationale et notamment du  Belge Coudroy.
 
19 mai,  SABLE, troubles sur le marché du fait de la cherté des vivres et surtout de la viande.
20/21 mai, TONNERRE, un arbre de la Liberté est planté par des "individus en état d'ivresse" ;    il  est abattu et un nouvel arbre est planté le lendemain.
 
21 mai, TEMPLEUVE (canton de Cysoing, Nord), manifestation en faveur de la Commune.
SAINT-PIERRE des CORPS, forte agitation au sein de troupes que l'on envoie  sur Paris.
22 mai.   BLOIS, nouvelles manifestations des mêmes troupes.
ROMANS (Drôme), troubles ; on doit envoyer des troupes de VALENCE pour les réprimer.
ALBI, attroupements aux cris de "Vive Paris" ; il faut deux brigades de gendarmerie pour disperser les manifestants.
22/30 mai, PAMIERS, heurt avec les gendarmes de 2 à 300 personnes (d'autres sources disent de 5 à 600) ; le 24 la caserne de gendarmerie est assaillie ; il faut l'intervention de la troupe qui ne parvient à rétablir l'ordre que le 30.
24 mai, PARTHENAY, nouvelle émeute paysanne.
VIENNE, manifestation.
24/30 mai, VOIRON (Isère), troubles à la suite de l'arrestation d'un individu ayant tenu des "propos  séditieux".
30 mai, SAINT-QUENTIN, les Prussiens venant d'évacuer la ville, on y redoute des troubles  ; la garnison est renforcée.
 
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